C'est difficile à exprimer comme sentiment. J'ai pensé tout de suite à ma mère, car c'est un peu grâce à elle que je suis là. Mais j'avoue que j'ai encore un peu de peine à réaliser ce qui m'arrive.
Pendant l'émission, croyiez-vous en votre victoire?
J'étais totalement dans l'émotion, dans le travail, avec le public... Je ne pensais pas trop au résultat. Je voulais juste donner une belle prestation.
Avez-vous pensé aux Suisses?
Oui, j'y ai beaucoup pensé ainsi qu'à la région de Bogève où j'ai passé dix-sept ans de ma jeune vie. Je suis persuadé que, si j'ai gagné, c'est en partie grâce aux Suisses, aux Alémaniques aussi car mon père vit dans cette partie du pays et il a beaucoup alerté la presse de Suisse allemande...
Vous avez dédié votre victoire à votre maman, à Grégory Lemarchal et à Maeva. Qui est Maeva?
C'est une petite fille malade que j'ai rencontrée lors d'une visite des candidats dans un hôpital où de nombreux enfants étaient alités. Maeva m'a énormément touché. Je ne pensais pas que je pouvais être sensible à ce point-là. J'étais parti du château pour donner, et en fait, je me suis rendu compte en revenant que je n'ai fait que recevoir.
Quelle est la première chose que vous allez faire en sortant de la «Star Academy»?
Cela peut paraître bizarre, mais je veux travailler tout de suite, continuer les sons que j'ai faits avant la «Star Ac'» et passer du temps avec ma famille.
Qu'allez-vous faire avec la somme que vous gagnez aujourd'hui (200 000 euros de suite, puis
des versements de 200 000 euros en fonction des ventes de disques)?
Je ne vais pas la dépenser, je vais l'épargner. C'est une somme énorme, incroyable; je n'arrive toujours pas à le réaliser. Vous pouvez me croire: j'ai conscience de l'importance de cette somme. Même si je n'ai manqué de rien, ma famille n'a jamais roulé sur l'or. Par ailleurs, désormais, j'ai la chance d'être dans une bonne maison de disques; je vais donc rapidement mettre la main à la pâte et montrer que je suis un vrai auteur-compositeur.
Vous avez des chansons prêtes?
Au moins 50! Pascal Nègre (n.d.l.r.: le directeur d'Universal) n'aura qu'à choisir et faire le tri!
Avant d'entrer à la «Star Academy», vous étiez dans la dance; pendant, vous avez testé les sons jazzy, quel sera finalement votre style?
Il faudra une discussion avec la maison de disques. J'adore la dance, j'ai aussi beaucoup aimé le jazz, il va falloir aujourd'hui que je trouve le bon créneau, mon créneau. Une chose est sûre: je veux rester ouvert à tout.
On vous a souvent accusé d'en faire trop, de jouer la comédie. Y compris pendant la finale. Votre réaction?
Je n'ai pas la sensation d'en faire trop. J'invite les personnes qui prétendent cela à prendre un verre avec moi, à me connaître pour se faire une idée par elles-mêmes. Je suis comme je l'ai montré. Je ne joue pas. Après, eh bien, on aime ou on n'aime pas... Mon père avait dit lors de la demi-finale qu'on ne peut pas tricher pendant quatre mois sans arrêt. Il avait raison. Ou alors je suis vraiment un bon comédien et il faudrait que je me lance dans le cinéma... (Sourire.)
Avez-vous des regrets dans ces derniers quatre mois?
Aucun. J'ai tout vécu à fond.
